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#093: Se perdre dans le Victoria and Albert Museum

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Encore un musée “inratable” que vous allez rater par manque de temps, ou de motivation. Quel dommage, pourtant. Le V&A recèle bien des surprises pour le visiteur un peu curieux. Véritable vide-grenier de l’empire britannique, ce beau monument abrite les vieilleries entassées par la famille royale au fil des siècles. Oui, c’est ça : c’est un grenier, en moins poussièreux, et plus présentable (le lecteur appréciera ici mon sens redoutable de l’analogie).

Ainsi, il est assez difficile de le caractériser ce musée. Musée… de quoi ? “D’arts décoratifs”, nous dit la pancarte. C’est bien, mais c’est vague! Vous y trouverez tout ce qui est à même de faire joli dans un salon de bon gout : toiles de maitres, sculptures classiques (une salle des statues gigantesque qui vaut le coup d’oeil), objets rares dignes d’indiana jones, mais aussi vêtements de haute couture, des films de l’époque ou on aurait brulé les gens qui prononceraient le mot “cinéma”, et une salle de photo historiques disposant d’une expo temporaire, toujours de qualité. Des objets de l’Antiquité sumérienne cotoyant le pop-art du XXIe siècle.

Le tout, dans une présentation qui fait fi du classicisme pour mieux surprendre le visiteur. Tantôt une salle aux dimensions cyclopéenne plongée dans la pénombre pour présenter des travaux de Raphaël, tantôt des tapis persans sous éclairage high-tech, ou encore des bottes italiennes ou un lustre psychédélique créé spécialement pour le musée.

Bon, il est vrai qu’il est moins accessible que son voisin le Natural History Museum, et moins attrayant pour les enfants turbulents que le Science Museum, mais j’ai été quand même intrigué par l’aspect “caverne d’ali baba”. Un lieu étonnant, à voir au moins une fois.

#084-092: Apprécier 8 Des Meilleures Vues de Londres

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“Mille choses à londres a selectionné pour vous ces 8 superbes vues”, pourrait dire Pierre Bellemare:

1. Sur la colline, à Hampstead Heath (Parliament Hill) Rafraichissant et bucolique.

Sur la colline, à Hampstead Heath (Parliament Hill)

2. A bord du London Eye, de nuit Féérique.

A bord du London Eye, de nuit

3. Sur le Dôme de Saint Paul’s Cathedral Historique et… exigeant (ya quelques marches).

Sur le Dôme de Saint Paul's Cathedral

4. Sur la terrasse du Coq d’Argent élégant et surprenant.

Sur la terrasse du Coq d'Argent

5. Sur le pont de Waterloo, de nuit Classique et indémodable.

Sur le pont de Waterloo, de nuit

6. Atterrissage à Heathrow (par beau temps) Ludique et distrayant (oui je sais, ce sont les mêmes).

Atterrissage à Heathrow

7. En haut de l’Oxo Tower (post à venir!). Planqué et charmant.

En haut de l'Oxo Tower

8. Au sommet de Primrose Hill (post à venir!). Bucoli… ah non je l’ai déjà … et euh, verdoyant.

Au sommet de Primrose Hill

#083: Feuilleter un vieux comics au Vintage Magazine Shop

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Parfois, les vieux magazines remontent du tiroir, comme les vieux blogs ressortent des tréfonds des flux rss.

Souvent quand ça arrive, on s’y arrête, on sourit, on se souvient de ce qu’on pouvait lire sur ces pages. Et on replonge.

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Le Vintage Magazine Shop, c’est l’endroit idéal pour ça. Entre babioles, cartes postales et posters de cinéma ou de rock stars, il y a là de quoi trouver des cadeaux à tout votre entourage pour les 10 années à venir. C’est déjà un excellent argument pour y entrer.

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Mais en plus, quand vous descendez au sous-sol, vous pouvez au choix…

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…replonger dans de vieux Playboy, ou des magazines people datant d’une époque où la moindre rock star aurait fait passer Amy Whinehouse pour une petite joueuse.

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L’ambiance, entre musique sixties et odeur de vieux magazine, provoque une faille spatio-temporelle digne du meilleur épisode de Monsieur Spock. Enjoy, and… “let’s slap that bitch” comme dit le magnet du premier étage ! (moi, j’aurais jamais osé !)

Le site du Vintage magazine shop

#082: Faire une pause au Guildhall, l’autre mairie de Londres

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A Londres, vous le savez certainement, il y a une ville dans la ville : the City. Une ville qui dispose de son propre maire, de sa propre mairie, et de sa propre sécurité. Et accessoirement, qui empoche un butin impressionnant, étant donné que sa superficie abrite majoritairement des bureaux, donc des entreprises, donc des impôts qui vont avec.

Bref, cette mine d’or, à peine plus grande que Monaco (2,4km², soit 1 square mile -le “Square mile”, c’est d’ailleurs son petit surnom), a sa propre mairie. Un bâtiment qui date de 1411, et qui a miraculeusement survécu au grand incendie de 1666 et (presqu’entièrement) au Blitzkrieg.

Franchement, la place vaut le détour. Les bâtiments qui la composent sont imposants. Et puis il y a l’histoire qui l’accompagne.

Pour crâner, par exemple, vous pourrez expliquer qu’on l’appelle le “Guildhall” parce qu’à l’époque médiévale, des centaines de guildes étaient établies dans la City of London (vous savez, ces corporations de professions). Il y avait par exemple la guilde des poissonniers, la guilde des orfèvres ou la guilde des cireurs de pompe (euh, non, des cordonniers). Et bien, c’est ici qu’ils venaient s’acquitter de leurs impôts. Et même qu’aujourd’hui, il existe encore des guildes très puissantes (celle des orfèvres par exemple).

Bref, vous voilà équipé de l’attirail digne d’un étaleur-de-confiture-comme-on-le-fait-de-son-(in)culture.

Ah, une dernière chose : il y a aussi le Guildhall Art Gallery sur cette place, qui propose des peintures ma foi plutôt variées et intéressantes.

C’est

#081: Visiter le Science Museum

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J’aime bien la science. Elle nous a donné des trucs vachement sympa comme les chauffe-serviettes, par exemple. Qu’y a-t-il de meilleur, sur cette planète, que la sensation ouatée d’un peignoir chaud sur sa peau, après une douche, surtout en ce moment, alors que le tracas des equinoxes nous impose la tombée de la nuit dès l’heure du goûter? Ah, tiens, les équinoxes, encore une chose que la science a su très bien expliquer d’ailleurs. Eh oui, la science est partout, mais si vous passez à Londres, elle est surtout au Science Museum.

Un chouette endroit, drôlement bien fait, ou petits et grands trouveront tous leur compte. Le problème est que, comme pour les autres musées du coin, il y aurait de quoi y passer 2 semaines dans ces étages sans fins. Et encore, sans essayer les 3 cafés et restaurants que compte le lieu !

Le rez de chaussée est une sorte d’hommage aux inventions de l’ère moderne, à commencer par les machines à vapeur, jusqu’aux ordinateurs, en passant par les engins spatiaux (avec l’inrattable module de commande d’apollo 10, et le module lunaire, grandeur nature). Le troisième étage est rempli de simulateurs dignes du futuroscope.

Les deux derniers sont dédié à la biologie et à la médecine. D’ailleurs, ils sont souvent vides, le troisième étage attirant inexorablement les foules, et se ballader dans des couloirs desertés, au milieu des scènes figées de salle d’opération, est assez… hum, intriguant en fait!

#080: Faire le tour de Canary Wharf

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Ces jours-ci, Canary-Wharf-l’arrogante vient d’apprendre l’humilité à coups de krachs dans le footsie. Elle en deviendrait presque fréquentable.

Mais c’est pas une raison pour aller se moquer des bankers désespérés.

“adieu monde cruel…”

#079: Admirer les skaters de Southbank

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Quand j’avais onze ans, je me suis cassé une incisive en voulant essayer de monter sur un skateboard. Mais voila, chacun son truc. N’étant plus remonté sur ma planche de souffrance, j’entretiens depuis une fascination craintive pour ces fous furieux qui défient les fractures du péroné ou autres foulures du poignet.

Le coin le plus connu pour zieuter leurs exploits, petits ou grands, et leurs gamelles grandioses ou drôlatiques, est sur le skate park de South Bank. Juste après le Royal Festival Hall, et avant Waterloo Bridge.

Sans doute un des très rare endroits ou les tags sont tolérés (voire encouragés), au point ou ils changent tous les jours, au mépris des heures d’efforts qu’on mis les artistes de la veille !

#078: Assister à la relève de la garde

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Eh oui… fallait s’y attendre. On a retardé tant qu’on a pu, mais il est plus que l’heure de parler des ptits soldats à moumoute en poil d’ours.

Tous les jours à 11h30, de début mai à fin juillet, et tous les deux jours le reste de l’année, un murmure de fanfare s’approche de Buckhingham Palace, qui croule depuis une heure déjà sous les foules impatientes. Tous espèrent revenir à la maison avec un cliché souvenir, ou au moins la satisfaction d’avoir entre-aperçu un détail inhabituel.

Or, aucun guide touristique ne parle jamais de la question primordiale du placement (mais c’est pour cela que vous lisez ce blog, n’est-ce pas?). Ou se placer pour en voir le maximum ? L’endroit le plus stratégique est malheureusement rapidement repéré par les touristes: il s’agit de la fontaine devant le palais. Idéalement surélevée, elle permet d’avoir un aperçu global de toute la cérémonie.

Si néanmoins vous ne désirez pas poiroter deux heures, comme pour un concert des Rolling Stones, le mieux est de se placer devant le palais, tourné vers la fontaine. Comme il y a aussi du monde, vous raterez l’arrivée de la première “vague”, mais au moment ou les fantassins pénètrent dans la cour, tout le monde se rue littéralement de l’autre coté pour voir la suite, ratant ainsi l’arrivée de la deuxième vague (mais vous, non, puisque vous serez au courant ! aha !).

Si ce sont les gesticulations protocolaires à l’intérieur du palais qui vous intéressent, placez vous sur Constitution Hill (devant Green Park), il y a somme toute beaucoup moins de gens, et la vue est bien plus dégagée.

La rumeur veut que parfois, la parade joue des morçeaux de musique pop, au lieu de banales marches militaires. Ca vous est déjà arrivé, à vous ?

#077: Caler sa montre sur la “Red Time Ball”

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Pour une fois que vous allez à Greenwich et qu’il fait beau (oui oui), vous n’allez pas rater ça !

“ça quoi ?” me répondrez-vous.

Et bien oui. Pour une fois, vous n’allez pas monter sur les hauts de Greenwich pour regarder le méridien au sol. C’est éculé, tout ça, et surtout (attention, je vais en désappointer plus d’un), c’est un faux tracé du méridien sur lequel vous vous prendriez en photo, bouuuh, quelle honte ! Et oui, le méridien de Greenwich sur lequel se fondent les systèmes de référence modernes passe à environ 100 mètres de là. Là vous êtes sur le tracé du XIXème siècle, vous avez DEUX siècles de retard les amis !

Alors au lieu de regarder ici…

…levez les yeux sur la petite boule rouge, là… oui, à gauche, c’est ça ! Il s’agit de la Red Time Ball. L’horloge universelle qui ne ressemble même pas à une horloge.

C’était le premier indicateur de temps au XIXème siècle, une époque où les provinces du Royaume-Uni pouvaient se retrouver avec une demi-heure de décalage sur l’heure réelle, étant donné qu’il n’y avait aucun étalon pour donner la mesure.

Voilà comment fut inventée la boule magique : tous les jours, entre 12h55 et 13h, elle remonte lentement au sommet de la tige. Et à 13h, bam, elle retombe. Voilà, c’est tout, elle a fait son boulot : signaler qu’il est 13h.

Magique, non ?

#076: Faire son marché au coeur de la City, à Leadenhall market

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Et cette fois-ci, on ne parle pas d’aller choisir son ou sa promis(e). On parle de flâner dans les dédales d’un bâtiment historique : Leadenhall market.

C’est l’un des plus anciens marchés de Londres : il date du XIVème siècle. A cette époque, marchands de fleurs, de fruits, de volailles et de poissons se côtoyaient sous les arcades. Aujourd’hui le style est plutôt vêtements posh, bonnes bouteilles de vin et restaurants. Le tout destiné bien sûr, à la fine fleur du marché du travail (de cravate, de malette et de cigare pourvus).

Mais il reste de jolis stands, et l’ensemble vaut franchement le coup d’oeil : derrière les buildings de verre ou d’acier, cette halle aux couleurs chatoyantes donne l’impression de pénétrer dans un îlot hors du temps.